El Arroyo Que Murmura – Guillermo Portabales (Cuba)
Un monument de la musique. Connu non seulement à Cuba, mais dans toute l’Amérique Latine.
Il est le compositeur du célèbre morceau « El Carretero » repris par Buena Vista Social Club sur leur album phare avec Chan-Chan
Un pilier de la musique cubaine moderne qui a redonné toutes ses lettres de noblesses à ce style qu’est la Guajira plutôt ressemblant à u n style qui a été importé d’Andalousie et des Canaries au XVIIème par les conquistadores.
La musique caribéenne c’est donc un mélange des musiques autochtone, africaine, et européenne.

Djie Ding Sranangman – Sonora Paramarera (Suriname)
Merengue surinamais.
La capitale du Suriname ? Tu la connais ? Hum !?
Mais oui, bien sûr, Paramaribo.
Et Sonora Paramarera veut par conséquent dire l’orchestre, la fanfare, les musiciens de Paramaribo !

Rumulus Tunga – George Mukabi (Kenya)
Une toute petite carrière pour cet artiste décédé trop jeune suite à une dispute avec la famille de sa femme.
Il laisse derrière lui une trentaine de morceau, et un fils, lui aussi guitariste âgé aujourd’hui d’une 60aine d’année.
Ce morceau est enregistré par le fils d’ailleurs, puisque Johnstone Ouko Mukabi à sortie en 1985 un vinyl avec sur la face A les chansons enregistrées par son père et la face B, des reprises qu’il a fait de musique écrites par son père.
L’album s’appelle « Mtoto Si Nguo ».

Beza Bakili Ma Nyon – Ondigui & Bota Tabansi International (Zaïre)
Ça date de 1973, et c’est la rencontre entre le soukous congolais et le highlife ghanéen, une dérivation très intéressante : le highlife-soukous.
On garde le rythme soukous qu’on ralentit un peu, on fait rentrer des cuivres, on amplifie la ligne de basse, derrière...
Début des 70’s c’est aussi le début de l’Afrobeat, et bien que le highlife-soukous était le son des soirées nigérianes pendant les 70/80’s, au niveau international il a été supplanté par l’éclosion de l’Afrobeat.
Sauf à un endroit : La côte caribéenne de la Colombie, ou l’on pouvait encore écouter du highlife-soukous. On aime beaucoup la musique Afro dans ce coin particulier du monde. C’est l’endroit où les anciens esclaves s’étaient installés. Depuis les années 60, un courant musical afro-colombien est en train de voir le jour.

Viva Nigeria – Fela Kuti (Nigéria)
Parce que son nom en entier c’est plutôt Fela Hildegart Ransome Anikulapo Kuti, mais il le recto de l’album n’aurait pas suffi à tout écrire alors on a simplifié à Fela Kuti.
Fela Kuti c’est le père de l’Afrobeat, et ses deux fils Seun et Femi sont les dignes représentants de leur père.
Fondateur de l'organisation République de Kalakuta au Nigeria, qui est le nom que le musicien Fela Kuti donnait à la maison accueillant sa famille, les membres de son groupe et son studio d'enregistrement. Située à Mushin, dans la banlieue de Lagos, elle abrite aussi une clinique gratuite. Fela déclare son indépendance vis-à-vis du gouvernement nigérian après son retour des États-Unis en 1970.
Et ce titre date justement de 1970 !

Massani Cissé – Orchestre Laye Thiam (Sénégal)
Laye Thiam, de son vrai nom Abdoulaye Thiam est un monstre de la musique sénégalaise, et j’espère que vous l’aurez compris parce que ce morceau est quand même énorme !
Abdoulaye et son orchestre ont collaboré avec les plus grands artistes sénégalais : Star Band, Youssou n’Dour, Orchestre Baobab...
C’est une ré-édition du label Analog Africa, toujours aussi bon quand il s’agit d’aller digger des pépites inconnues au fin fond de l’Afrique.

Hommage à Omar Bongo – Gnonnas Pédro (Bénin)
Effectivement, on ne peut que rendre hommage au dévouement d’Omar Bongo vis à vis de la France.
Il a toujours été un homme d’État très proche des intérêts des gouvernements français.
Quel qu’ils soient d’ailleurs.
Il faut dire qu’il a été au pouvoir de 1967 à 2009, il en a croisé des présidents français.
En tout cas on le remerciera pour son allégeance, pour l’uranium qu’il nous a fourni, le pétrole aussi, et les différentes mallettes qu’il a pu faire déposer dans les divers cabinets ministériels des différents pays.
Et on saura bien lui rendre puisque son principal opposant, Germain Mba, est assassiné en 1970 à Libreville, par deux mercenaires français. Rien, cependant, ne permet d'incriminer le président gabonais

Joromi – Sir Victor Uwaifo (Nigéria)
Joromi est un mot qui vient du Nigeria, cela peut signifier : soit un style de robe ou gilet brodé, soit un style de musique high-life popularisé par Sir Victor Uwaifo.
Dans le folklore ancien, Joromi était un guerrier qui combattait et battait tous les rivaux possibles sur terre.
Sans rivaux sur terre pour s'engager dans la bataille, il a décidé de se battre avec des êtres de l'au-delà.
Défiant les avertissements des anciens du pays, il s'est engagé dans une bataille avec un guerrier de l'au-delà, mais il n'est jamais revenu pour dire s'il était victorieux.
C’est l'histoire de Joromi que Sir Victor nous raconte dans ce morceau.

Sensenko – Tele Jazz (Guinée)
Très exactement Tele Jazz de Télimélé.
Télimélé qui est une belle bourgade au centre de la Guinée, croisement de la N21, de la N22 et de la célébrissime N24, la nationale qui vient de nulle part et va nulle part.
Le télé Jazz était l’orchestre fédérale de la région de Télimélé

La Grosse Poupée – Jacques Bracmort (Guadeloupe)
Petite biguine rigolote !
1969, c’est la date d’enregistrement de cet album, qui sera le dernier de Jacques Bracmort. Puisqu’il décèdera dans un accident de moto cette même année.
Il est accompagné du groupe les Maxel’s, un groupe formé d’amis qui se connaissent depuis le lycée. Sous la houlette de Monsieur Labor dit Jean Goubè qui était saxophoniste lui-même et qui a supervisé l’encadrement de ces jeunes. Et d’ailleurs Malxel’s ça vient de la contraction de Max et Edouard Labor, ses fils.

El Aguardientosky – Los Graduados (Colombie)
Petite Cumbia colombienne rigolote !
« Sírvame un aguardientosky
con limonsosky
cantinerosky
Y tranquilos hermanosky
que yo tengosky
con que pagosky ».
« Sers-moi une aguardiente
Avec du citron
Tenancier
Et t’inquiètes pas mon frère
Que j’ai ce qu’il faut
Pour te payer »
L’aguardiente, en Colombie, c’est une liqueur anisée contenant un alcool de canne de sucre. Une sorte d’eau-de-vie quoi.
Dans ce morceau, le type (Gustavo Quintero) est complètement saoul et raconte, en ajoutant des terminaisons de ruskof à tous les mots, combien il est content d’être amoureux.
Le titre date de 1973

Macondo – Banda Y Coros de Repelón (Colombie)
À mi-chemin entre Carthagène des Indes et Barranquilla, sur la côte Caraïbe de la Colombie.
Repelón, ce qui veut dire en espagnol « ce que l’on arrache », « ce que l’on enlève ».
On raconte que le nom de cette ville, Repelón, vient du fait que les premiers habitant qui se sont installés dans ce lieu, sont venus là pour cultiver les terres.
Repelón n’est pas très haut, 10/15m au-dessus du niveau de la mer, mais les terres en contre-bas, étaient, depuis la construction du canal de Dique non-loin transformées en marécages.
Et donc Repelón, c’était l’action de cueillir.
Le Titre est de 1969.